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Descente dans le terrier du lapin.

Nous nous sommes donné rendez-vous au 5445 rue de Gaspé pour aller voir une exposition visuelle intrigante connue sous le nom de Mécaniques discursives.

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Inventée par Fred Penelle et Yannick Jacquet, cette exposition nous propose d’observer un mouvement qui se transmet d’un module à l’autre. En prenant le temps de nous arrêter, nous pouvons voir toutes les subtilités de cette exposition. Entre soldat de plomb et Playmobil, arbre lego et Illuminati bûcheron, animaux robotisés et hommes cafards, Gulliver, le méchant loup dans le petit chaperon rouge, un des trois petits cochons et le lapin et la reine de coeur dans Alice au pays des merveilles, les créateurs font de leur exposition une véritable ode à l’enfance et aux rêveries.

Mélangeant graphisme et mapping vidéo, cette exposition couvrait de bord en bord, un mur d'un petit local où nous nous trouvions. Malheureusement, nous avons été déçues quant à la petitesse de l’exposition. Dans ses vidéos sur internet, l’exposition est beaucoup plus grande. Les éléments graphiques et les projections se propageaient sur 2 ou 3 murs dans le matériel filmé alors que l’exposition à Montréal n’est qu’un petit mur de 10 mètres tout au plus…

De plus, nous nous attendions à un peu plus d’interactivité à cause du sous-titre: «quand la technologie et la science se mélange à l’art.» qui nous laissait croire que les mouvements, ou les mappings, réagiraient à notre présence.

Somme toute, une fois cette première impression de déception dissipée, nous avons pu apprécier l’oeuvre dans sa simplicité. La complexité de celle-ci a émergé par la suite, car ce qui était à la base une photo d’ensemble s’est transformé en une série de petites oeuvres d’art et de merveilleux détails. L’intéressant mélange entre les ombres créées en mapping des collages au sol et nos propres ombres rendaient l'exposition encore plus animée et c'est ce qui au final est venu nous charmer.

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C'est une exposition qui a permis le partage d’idée tant la narrativité était abstraite. L'une d'entre nous faisait beaucoup de lien avec l'enfance alors que la deuxième avec le monde des rêves. On a statué que c'était sans doute un heureux mélange des deux. Comme mentionné plus haut dans cet article, nous retrouvions beaucoup de personnes et icônes de notre enfance; comme les palymobil, la Reine de Coeur, le grand méchant loup. Et puis, ces images étaient altérées de façon à ne plus représenter la réalité, mais plutôt de l'évoquer. Par exemple; les animaux robotisés et l'armée de jouet.

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L'absence de couleur et la prédominance du noir, du gris et du blanc viennent mettre en valeur la lumière découpée grâce au mapping. C'est aussi ce qui donne une tournure sombre à l'oeuvre. L'absence de fenêtre permet de s’immiscer encore plus dans le monde nocturne des rêves et même du cauchemar. Un autre petit détail que nous avons remarqué c'est que plusieurs flèches se retrouvent dessinées ou refléter ce qui influence la direction du regard. Nous avions l’impression que l’artiste voulait que l’on lise son tableau d’une façon bien précise pour lire l’histoire qu’il a écrite dans ses images…

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Finalement nous vous dirions que si vous êtes dans le coin, prenez quelques instants pour vous y arrêter, car il s'agit d'une petite exposition très intéressante.

Camille & Kélyna


Il manque votre article - Etienne Tousignant-Desgagnés
J'ai hate de voir votre article- Kenza Belhaj

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